Get the look Poufsouffle - Harry Potter

« Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale »

Troisième Get the Look (Serdaigle ici et Serpentard ici). On poursuit les maisons Harry Potter avec Poufsouffle, souvent considérée comme la maison de la honte. Alors que pourtant, il faut tout de même souligner que c'était Diggory qui avait été choisi par la Coupe de Feu pour représenter Poudlard et que Tonks était Auror. C'est d'ailleurs cette dernière qui m'a inspiré avec ces cheveux roses et son allure rock !

look Poufsouffle
Petit look casual avec petit problème de luminosité ^^
Haut : Promod
Short : Jennyfer 
Chaussures (en couv' de l'article) : Harcourt  

Smoky noir et lèvres foncées, j'adore ce combo !

Crayon noir Yves Rocher estompé + Champagne Truffle de la Chocolate Bar de Too Faced 
Rouge à Lèvres Melted Berry de Too Faced

Cheveux roses - Hair Chalk craie Vivelle Dop
Qu'est-ce que j'aimerais être une métamorphomage comme Tonks !

Tutoriel cheveux roses : j'ai utilisé la Hair Chalk de chez Vivelle Dop. C'est très facile d'utilisation mais par contre il y a beaucoup de chutes à l'application... Ayant les cheveux très foncés, j'ai utilisé tout le pot... pour un total d'environ 8 €... Concrètement je trouve ça très cher mais pour une occasion particulière ça reste vraiment sympa. Et aucun souci, ça part bien au premier lavage ^^ 

La coupe d'Helga Poufsouffle ??
Vernis Jaune Yves Rocher


A bientôt pour le dernier Get de Look Harry Potter consacré à la maison Gryffondor !
Anna et le French Kiss roman Young Adult de Stéphanie Perkins

Titre : Anna et le French Kiss

Auteur : Stephanie Perkins

Édition : La Martinière Jeunesse

Nb de pages : 376


Résumé : Fini Atlanta, ses amis, son tout nouveau « petit copain » et son emploi au cinéma de la ville... Envoyée par ses parents passer sa dernière année de lycée en pension à Paris, Anna va devoir s'habituer à ce nouvel environnement. Au fur et à mesure, le charme de la capitale va l'aider à grandir et s'épanouir, à moins que ce ne soit grâce au beau St Clair, malheureusement déjà en couple...

Paris, mon amour


« Ce qui importe n’est pas l’endroit où l’on se trouve, mais la personne avec laquelle on est »

Logiquement, je devrais commencer par vous parler de l'histoire d'Anna et le French Kiss ou alors vous dire à quel point je trouve ce choix de titre abominablement niais... Enfin bref, je préfère commencer par ce qui pour moi fait en grande partie le charme de ce roman à savoir son décor : Paris. Paris et sa magie. Paris et son romantisme. Je sais que le véritable Paris n'est pas tout à fait le Paris du livre mais comme le reste du monde, c'est ce Paris qui me fait rêver. Se promener dans le Quartier Latin ou au cimetière du Père Lachaise à la nuit tombée, flâner le long des kiosques et des petits cinémas de quartiers et contempler paisiblement la Tour Eiffel, le Panthéon et Notre-Dame... Du coup, j'ai pris un immense plaisir à le redécouvrir au travers du regard innocent d'Anna. Au fil des pages, on la voit tomber amoureuse de la ville, de ses monuments... Mais comme l'illustre la jolie citation de l'article, si Anna craque peu à peu pour Paris, c'est aussi parce qu'elle est en très bonne compagnie pendant ses visites !



J'en profite pour vous mettre cette musique qui je trouve se prête bien à l'ambiance du livre :)

Le joli cœur d'Anna et le French Kiss, c'est St Clair. Son prénom c'est Étienne mais tout le monde l'appelle St Clair, en tout cas au début.... Il a ce côté décoiffé comme tous les garçons dans le vent, il est charmant, il est drôle, il est passionné d'Histoire. Le problème c'est qu'il a une copine : Ellie. On ne la voit pas beaucoup mais clairement on ne l'aime pas ! Car comme toutes les filles de la SOAP, j'ai adoré St Clair qui sans vous en dire plus à tout de même quelques défauts. Parmi ses groupies, il y a Meredith, la douce et gentille sportive qui occupe la chambre voisine d'Anna et prépare de très bons chocolats chauds ! Le groupe d'amis compte aussi Rashmi, la bonne copine qu'il vaut mieux ne pas trop « emmerder » et son petit ami Josh, l'artiste désinvolte. Tous sont très sympathiques et l'histoire s'attarde suffisamment sur eux pour cerner leur personnalité et laisser le lecteur s'attacher à cette bande de potes taquins aux fréquentes et courtes disputes. Très vite, ils vont intégrer Anna. Il faut dire qu'Anna Oliphant, elle est attachante. Elle ne parle pas un mot de français, elle est passionnée de cinéma et elle porte le drôle de surnom de Banana Elephant. Bref Anna c'est la girl next door parfaite. Mine de rien, les personnages sont assez réalistes tout comme la très belle complicité qui s'installe entre Anna et Étienne.

Nous en arrivons finalement à l'histoire en elle-même ! Anna et le French Kiss est une tendre romance adolescente qui s'étale sur une année scolaire avec ses habituels cours entrecoupés par les grandes dates du calendrier : les anniversaires, Halloween, les fêtes de fin d'année... Les personnages et les situations apportent beaucoup de fraîcheur sans pour autant révolutionner le genre. Oui c'est cliché. Mais oui ce roman fait indubitablement partie des récits qui font simplement du bien. Ce n'est pas prise de tête mais il y a quelque chose de terriblement attachant qui se dégage de l'histoire. Stephanie Perkins traite ici de l'amitié, de la famille mais aussi de la question du chez soi. Ce thème me touche et me plaît particulièrement. Pour avoir déménagé plusieurs fois ces dernières années, c'est quelque chose auquel j'ai été confronté. Ce n'est pas simple pour Anna, notamment lorsqu'elle rentre dans sa famille à Atlanta et se rend compte que toutes les relations ont changé avec ses proches, sa meilleure amie Bridge ou Toph, son dernier flirt. Concernant la romance, elle est parfois un tantinet agaçante et peut causer plusieurs soupirs et levers de yeux au ciel car Anna et St Clair vont se tourner très très longtemps autour. Mais son point fort c'est que les émotions et les sentiments sont très bien transcrits. On parle ici de premier amour, du cœur qui bat plus fort au moindre échange de regard et le regard gêné aux moindres effleurement. C'est sur ces belles paroles que je termine cette chronique les frimousses !

Une balade à Paris, ça vous dit ?

L'intégrale du seigneur des anneaux de Tolkien chez Pocket

Titre : Le Seigneur des Anneaux

Auteur : J.R.R Tolkien

Édition : Pocket

Nb de pages : 1 347

 

Résumé : La vie paisible de Frodon Sacquet est bouleversée lorsqu'il hérite d'un puissant anneau magique. Accompagné d'une communauté réunissant tous les peuples de la Terre du Milieu, le jeune hobbit va alors partir pour détruire ce fléau recherché par le maléfique Sauron. La guerre et l'ennemi approchent. La compagnie finira par se dissoudre, chacun devant faire face à son destin...

Une trilogie pour les gouverner toutes ?


« Même la plus petite personne peut changer le cours de l'avenir. »

Voilà bien longtemps que je n'ai rien publié par ici... J'aimerais pouvoir vous dire que comme Frodon j'étais partie sauver l'univers au lieu d'avouer que je peine simplement à jongler entre début de vie professionnelle et vie personnelle... Comme ce n'est pas très palpitant, je vais donc plutôt vous conter ma découverte de la Terre du Milieu version Tolkien. Hobbits, nains, elfes, Grandes Gens... en route !

Je suis heureuse de vous livrer le récit de mon épopée à la découverte de cette célèbre trilogie qu'est Le Seigneur des Anneaux ! J'avoue n'être pas peu fière d'avoir triomphé de cette œuvre mythique d'autant que ce fut une longue quête (la dorure de la couverture a d'ailleurs souffert) qui dura un peu plus d'un an... La lecture a été épique dans le sens où j'étais souvent prête à abandonner. Voyez-vous à force de marcher, marcher et encore marcher, je crois que je me suis un peu perdue dans je ne sais plus quelle vallée ou montagne... Oh c'était magnifiquement décrit mais il ne s'y passait pas grand chose. C'est d'ailleurs mon principal reproche à cette trilogie, la description prend trop souvent le pas sur l'action. J'ai eu maintes difficultés à trouver dans ce livre le souffle épique qui émane des films. Mais il faut reconnaître que ces fameuses descriptions sont splendides, on ne peut qu'admirer la richesse de l'univers de Tolkien pensé dans les moindres détails.

Mais mon chemin fut aussi semé d'embûches auxquelles je ne m'attendais pas en particulier les passages non présents dans les films. Comme sûrement beaucoup d'entre vous, les films sont ma référence. Du coup j'ai été quelque peu déboussolée par le début, j'en étais même à me demander si le père Tolkien n'avait pas trop fumé d'herbe à pipe avec son interminable partie sur un certain Tom Bombadil, sorte de sautillant poète gardant la forêt à la lisière de la Comté ! En revanche, j'ai trouvé la fin du livre vraiment très bien. D'après mes souvenirs, il y a une bonne cinquantaine de pages narrant des événements non mentionnés dans les films. Ils permettent de conclure véritablement le récit. J'ai vraiment perçu cela comme un bonus.

Faisons maintenant un rapide petit point tome par tome. La Communauté de l'Anneau est mon film préféré de la trilogie mais j'ai eu toutes les peines du monde à rentrer dans le livre. Cette scène avec Tom Bombadil n'y est pas pour rien, j'ai cru que jamais ces chers hobbits ne quitteraient la Comté... Mais je ne peux que vous conseiller de vous accrocher car pour moi le déclic s'est opéré à l'arrivée à Fondcombe où, au milieu de nombreux poèmes et chansons, tout se met en place. A partir de là, tout s'est enchaîné plus rapidement pour moi, à croire que j'étais également poursuivie par les Nazgûl ^^. Du coup, j'ai beaucoup aimé Les Deux Tours (tome 2), d'autant qu'il y a évidemment plus d'action dans cette partie du récit. Je suis plus mitigée sur Le Retour du Roi (tome 3) où j'avais limite envie de traîner Frodon moi-même à travers le Mordor jusqu'à la Montagne du Destin... Mais la fin dont je vous parlais au paragraphe précédent m'a ravie. J'ai donc terminé sur une note positive ce terrible périple !

Concernant les personnages, ils n'ont pas tous le même rôle que dans les films où tous ont droit à leur moment d’héroïsme à commencer par Arwen qui dans les livres ne sert strictement à rien. Certains m'ont déçu comme Legolas et Gimli qui n'ont pas cet humour présent dans les films, d'autres m'ont étonné comme Gandalf que je n'appréciais pas du tout au départ et d'autres m'ont renforcé dans mon jugement à commencer par Sam qui est indubitablement pour moi le héros de l'histoire. Qu'il a de la patience et du courage ce bon Sam Gamegie !

Pour conclure, je ne regrette pas ma lecture. Je ne suis pas sûre qu'elle fut à la hauteur de mes attentes mais ce fut un plaisir de me replonger dans cet univers impressionnant, de dormir dans la Lórien, d'admirer Minas Tirith, la cité blanche du Gondor et de chevaucher vers le Rohan... D'ailleurs qui sait, il n'est pas impossible que je relise un jour la trilogie du Seigneur des Anneaux !

Et vous, vous êtes-vous déjà aventurez en Terre du Milieu ou hésitez-vous ?

 

Titre : Je peux très bien me passer de toi

Auteur : Marie Vareille 

Éditions : Charleston

Nb de pages : 315


Résumé : Deux amies insatisfaites de leur vie amoureuse font un pari : Chloé devra faire vœu d'abstinence et s'exiler à la campagne le temps d'écrire le roman de ses rêves et Constance devra elle coucher avec un inconnu le premier soir.

Une chick-lit française moderne et réaliste


«J'ai droit à un smiley en retour. Je déteste les smiley, c'est de la publicité mensongère, ça rendrait adorable le pire des connards. »

J'aime beaucoup la chick-lit comme vous avez peut-être pu le remarquer. C'est frais et feel-good, parfait pour une addict de comédies romantiques ! Depuis des années, je voue un culte à la reine du genre : Sophie Kinsella. A tel point que j'hésite parfois à me tourner vers d'autres auteurs. Mais cet été, j'ai décidé de me faire un été dédié à la chick-lit française ! Pourquoi ? Tout simplement en raison du livre auquel est consacrée cette chronique ! J'avais vu tellement de bons avis qu'il fallait que je me fasse le mien. Et j'ai le plaisir de vous annoncer qu'il vient s'ajouter aux éloges que j'ai pu lire !

Dans Je peux très bien me passer de toi, nous suivons la vie de Chloé et Constance, deux amies qui se sont rencontrées dans un club de lecture. Toutes deux célibataires avec leurs doutes et problèmes viennent du même village dans le bordelais (mais quelle coïncidence). En dehors de cela, elles sont diamétralement opposées. Constance est une incurable romantique ayant un peu trop abusée des romans de Jane Austen. Absolument nulle en matière de drague, elle rêve à son M.Darcy (un certain Tristan) assise sur son canapé, sablés et thé à la main, devant une comédie romantique. Ah oui et elle traverse une période de trou noir sexuel (no sex land) depuis de nombreux mois. Chloé de son côté est belle, pleine de confiance et enchaîne les coups d'un soir pour tenter de se remettre de sa rupture. Elle est toujours amoureuse de son ex Guillaume lequel travaille dans la même entreprise et s'apprête à se marier. Si je ressemble beaucoup à Constance, c'est pourtant le personnage de Chloé que je pense avoir préféré car son histoire est plus complexe. Mais toutes deux sont très attachantes et sympathiques à leur façon et c'est avec plaisir que nous suivons leur aventure ! Et quelle aventure !

Ce pari fou d'échanger leur approche sentimentale va les entraîner dans une quête de soi, d'amour et d'amitié qui nous apprend à oser changer. L'histoire de Chloé est la plus riche. Ses parties sont plus longues et nous embarquent pour la campagne bordelaise où nous posons nos valises chez Tonton Gonz et Jacqueline en face du charmant vignoble du non moins charmant Vincent. J'ai beaucoup aimé avoir une grande partie du récit à la campagne, ce qui change de la plupart des ouvrages et les scènes que passent Chloé avec Mamie Rose sont drôles et émouvantes. En parallèle, l'histoire de Constance oscille entre son job, une parenthèse londonienne truculente et...des cours de séduction donnée par une certaine Baby-Doll !

Vous vous en doutez, on ne s'ennuie pas une seconde. Au delà du rythme, Marie Vareille distille un grand nombre de références tout au long du récit : Jane Austen évidemment mais aussi 50 nuances de Grey.... Je peux très bien me passer de toi est un roman profondément ancré dans l'ère du temps. Les héroïnes sont loin d'être parfaites et possèdent des mentalités et un humour correspondant aux filles d'aujourd'hui. Vous avez encore besoin d'un argument pour vous décider à le lire ? Sachez que les deux points de vues apportent une grande richesse d'autant qu'ils ne sont pas écrits de la même manière. En effet, si les parties de Chloé sont comparables à un roman habituel, celles de Constance se présentent quant à elles sont la forme d'un journal intime ! Le tout porté par une plume vive et accrocheuse qui sait être légère mais aussi profonde. Une très belle lecture qui me donne envie de déboucher une bouteille de château d'Yquem de 1985 ;) Lire ce roman pour comprendre !


Vous passerez-vous de ce roman de Marie Vareille ?
Les liaisons dangereuses Choderlos de Laclos

Auteur : Choderlos de Laclos

Édition : Le Livre de Poche

Nb de pages : 468


Résumé : Cécile de Volanges quitte le couvent en vue d'un mariage avec le Comte de Gercourt. Avide de se venger de ce dernier qui lui a fait l'affront de la tromper, la Marquise de Merteuil charge le Vicomte de Valmont de pervertir la promise. En échange de ce service, elle promet de le reprendre dans son lit. Mais Valmont à d'autres projets : séduire la prude Présidente de Tourvel.

Bien plus qu'un roman libertin !


« Qu'elle croit à la vertu mais qu'elle me la sacrifie ; que ses fautes l'épouvantent sans pouvoir l'arrêter ; et qu'agiter de mille terreurs, elle ne puisse les oublier, les vaincre que dans mes bras »

Il y a quelques mois, j'ai relu Les Liaisons Dangereuses en Lecture Commune avec la formidable Carmen du blog Le Bloc-Notes de Carmen. C'était vraiment une fantastique expérience, j'en profite d'ailleurs pour te remercier à nouveau ! Ce roman fait partie de mes classiques préférés, d'une part parce que j'adore la beauté et le maniement des mots des époques passés. Par exemple ce que dit la citation est abominable mais je ne peux m'empêcher de trouver ça beau ^^. Pour certains, il est évident que le style pourra sembler un peu lourd mais croyez-moi, même si ça ne correspond pas au genre de roman que vous lisez tous les quatre matin, il vaut le coup ! Il vaut le coup notamment pour son histoire qui n'est que vengeances et manipulations.

Les Liaisons Dangereuses ce sont 175 lettres qui composent un roman épistolaire où, plongés dans l'intimité des pensées des personnages, nous assistons impuissants à un tragique spectacle orchestré d'une main de maître par la diabolique Marquise de Merteuil associée au cruel Vicomte de Valmont. Ce sont principalement les personnages et ces deux derniers en particulier qui font que je trouve affreusement réducteur de voir cette histoire comme un simple récit libertin. Alors oui, cette thématique est présente notamment dans cette scène complément tordue où ce cher Vicomte écrit une lettre pleine de double sens sur un pupitre très particulier (avouez que vous avez envie d'en savoir plus petits coquins ! ). Mais au-delà, la force du livre réside dans les personnages qui sont très approfondis et complexes.

Commençons par le duo machiavélique, les ex-amants au double visage : d'une exquise politesse en société et sans scrupules en privé ! La marquise de Merteuil est fascinante. Ses lettres sont à mon sens les plus passionnantes. Elle est animée d'un tel feu vengeur et son intelligente est glaçante. Je ne la voudrais absolument pas comme ennemie ! Le Vicomte de Valmont est lui très orgueilleux mais ce sur quoi on s'interroge c'est à quel point est-il tombé amoureux et qu'elle pourrait être l'issue de cette histoire ? Le fait qu'il se fasse en quelque sorte prendre à son propre piège le rattrape en partie à mes yeux. A leurs côtés, les autres ne sont que des pions. Il y a d'abord la Présidente de Tourvel, dévote et honnête ou pour moi fade et ennuyeuse. C'est terrible de penser ça d'un des rares personnages gentils ! Mais au fil du récit, j'ai eu de plus en plus de peine pour elle. Nous avons également la naïve Cécile (un peu cruche) qui ne connaît rien au monde et le romantique Danceny, plus Mme de Rosemonde et Mme de Volanges qui sont spectatrices bien plus qu'actrices.

C'est avec un plaisir coupable que j'ai suivi toutes les manigances jusqu'à cette fin, mais quelle fin ! L'intrigue se déroule sur 5 mois mais la chute est brutale (trop?), implacable, digne des grandes tragédies ! Mon seul regret est de ne pas terminer sur une lettre de la Marquise de Merteuil illustrant la façon dont elle a vécu le dénouement. C'est encore bouleversée que j'ai enchaîné avec le film,celui de Stephen Frears pour lequel j'avais entendu maintes louanges amplement méritées ! Décors, costumes, tout est très soigné ! Le casting est brillant : Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves (c'est d'ailleurs le seul que j'ai trouvé maladroit). A l'écran, certaines scènes prennent encore plus de profondeur ce qui est vraiment fabuleux. Il y a bien évidemment des coupes mais les faits principaux sont là de même que le rythme. J'ai particulièrement aimé le traitement qui est choisi pour le personnage de Valmont dans le final, on est à la limite du héros romantique pour vous dire (si, si) !

Alors chère frimousse, prête à jouer cette terrible partie d'échec ?

Pétage de plomb chez François Ier

Auteur : Ariane D.

Édition : Hugo Roman

Nb de pages : 224


Résumé : Ariane, une pure fashion victim du XXI° siècle atterrit en 1523, devant la porte de ses aïeux. Avec son franc-parler et ses étranges manières, elle fait une arrivée pour le moins remarquée, laquelle va la conduire jusqu'à la cour de France où entre flirt avec François Ier et stylisme, elle va se retrouver au cœur d'une des plus sournoises intrigues de l'Histoire.

Quand une fashionista débarque à la Renaissance !


« Allons, insiste-t-elle, ne restez point plantée comme vache à l'étable »
«  Ah, ben...bonjour la courtoisie ! Dis-je vexée comme un pou de me faire traiter de grosse vache »


Oh la la par où commencer pour vous parler de ce roman complètement poilant et en même temps fortement instructif. Car qu'on ne s'y trompe pas, Ariane D. s'est très bien documentée ! Derrière l'histoire c'est un peu un manuel des coutumes du XVI° siècle. On y découvre que le sucre était un aliment réservé aux riches, le concept des baigneries, le mode d'emploi d'un bûcher alors divertissement so chic, les bals, les mœurs très légères... Pour tenter de décrire un peu plus ce livre, je dirais qu'il y a un peu de Kaamelott, des Visiteurs mais aussi des pastilles de La Connasse de Canal + au niveau de l'humour et du personnage principal. C'est parfois un brin vulgaire ou joliment fleuri ce qui ne plaira peut-être pas à tout le monde :)

Tout au long de cette folle aventure, on retrouve une confrontation entre les époques dans les actions, les émotions mais aussi le langage ce qui rend la lecture totalement immersive. Comme vous le montre la courte citation, une partie du récit est en vieux français et l'autre en français ultra-moderne ! Le choc est un peu rude les premières pages puis je m'y suis vite habituée et j'ai trouvé intéressant de voir la façon dont notre langue a évolué engendrant quelques savoureux quiproquos ! Mention spéciale aux très nombreuses références populaires émaillant l'histoire : Valérie Damidot, Maya l'Abeille, Game of Thrones, Kate Moss... un joyeux défilé !

Côté personnages toute la cour de France s'invite à la fête ! Louise de Savoie tient son rôle de je cite « fouteuse de merde à mi-temps » pendant que son fiston, François Ier le bel hipster chasse toutes les séduisantes proies se présentant sous ses yeux. Entre deux paragraphes de son Heptameron, Marguerite de Navarre tape la discute avec Rabelais et en exclusivité, Diane de Poitiers nous livre ses secrets de beauté qui nous rien a envier aux routines d'aujourd'hui ! Et c'est au milieu de ce tourbillon, alors que le fourbe Charles III de Bourbon fomente un complot, qu'Ariane de Boisset est catapultée. Cette fashionista parisienne est la définition même de la fille « attachiante ». Elle est pleine de préjugés, s'empêtrent dans des situations impossibles mais fonce fonce fonce ! Porteuse d'un gêne particulier, elle est fréquemment catapultée, sac Chanel visé à l'épaule, dans de lointaines époques loin de son quotidien branché du XXI° siècle. Elle va ainsi faire la connaissance de ses ancêtres : Mamie Jarsande, sergent major des bonnes mœurs et de sa « sœur » du XVI° siècle Henriette qui va alors connaître sa première cuite mémorable ! Elle va aussi croiser un charmant jeune homme, une recluse et bien d'autres surprises !

J'ai vraiment adoré ce livre ! C'est drôle, frais, rythmé et par dessus tout, à la fin de ma lecture, j'avais la sensation que tous ces grands noms de l'Histoire étaient devenus mes amis. Ariane D. est parvenue à m'embarquer et à rendre cette période bien plus accessible et distrayante évidemment que dans un livre de cours ! A noter que l'objet-livre est vraiment sublime. Un soin particulier a été apporté à sa mise en page et quelques photographies illustrent certains passages. J'attends la suite avec impatience !

Prêt à vous aventurer dans les couloirs du temps ?

Je suis de retour et le week-end à 1000 également ! Quel timing ! J'ai enfin rendu mon rapport de stage, ce qui fait que je vais pouvoir me faire plaisir et profiter d'un bon week-end de lecture ! J'ai aussi beaucoup (mais vraiment beaucoup) de chroniques en retard à rédiger.  

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce challenge, il est organisé par Lili Bouquine et consiste à lire 1000 pages entre vendredi 19h et dimanche 24h. J'espère dépasser le total de ma première participation qui était de 600 pages et pourquoi pas réussir le challenge, soyons fou ! Vous pourrez suivre mon avancée sur Twitter @flofrimousse, je vais essayer de commenter autant que possible. 

Ma PAL (Pile à Lire) :

- Finir Cherche jeune femme avisée (Sophie Jomain) = 213 pages
- Londres par hasard (Eva Rice) = 687 pages
- Le défilé des vanités (Cécile Sépulchre) = 376 pages 

Soit un total de 1276 pages.

Bilan : 505 pages lues.  Encore raté ! Paradoxalement mon nombre de pages est moins élevé que pour ma première participation (600) mais en nombre d'heures de lecture je suis au-delà. Traduction : ma PAL n'était pas vraiment optimisée car composée de romans "normaux" et non de jeunesse, bd, roman graphique...ce qui m'aurait permis de me rapprocher de mon record ^^ Mais qu'importe, c'était très sympa comme moment et l'honneur est sauf j'ai atteint la moitié ! Cherche jeune femme avisée ne m'a pas vraiment convaincue mais j'apprécie beaucoup Le défilé des Vanités !